Le changement : Don Lucho

Luis Culquiton Rocca, alias Don Lucho a créé le centre d’investigation Kapitari en 1980, c’est à la fois une ferme biologique et un centre chamanique. Toute l’année, des visiteurs venus du monde entier y sont accueillis pour des retraites et des cures chamaniques.

Le Centre Kapitari a pour objectif d’aider à protéger l’incroyable biodiversité de l’Amazonie péruvienne. Avant de fonder son propre centre, Luis Culquiton a travaillé avec Jacques Mabit, un médecin français qui a fondé en 1992 le centre Takiwasi à Tarapoto (Pérou) pour soigner les addictions, une des vertus de l’Ayahuasca. « C’est notamment grâce à l’Ayahuasca que j’ai pu développer mon propre centre. Lors de mes visions, j’ai compris comment on pouvait cultiver la terre de manière durable, comment associer les espèces, comment intégrer les insectes. Si on observe attentivement la nature, on possède toutes les clés pour évoluer dans le bon sens. Aujourd’hui, je transmets ce savoir aux familles des environs. Elles apprennent à changer leurs techniques de culture, en abandonnant le brûlis par exemple, et à devenir plus autonomes financièrement, et ce de manière durable, sans réel apport financier au départ ».

Don Lucho offre des stages qui durent d’une semaine à dix jours. On en ressort nettoyé, purifié et forcément un peu changé. Ces activités « initiatiques » permettent de financer un développement économique local respectueux de l’environnement. La venue d’étrangers est indispensable pour faire vivre le projet Kapitari, pas seulement d’un point de vue financier. Il fonctionne aussi grâce à un échange culturel avec des étudiants, des volontaires et des voyageurs, tous potentiellement porteurs de bonnes informations. Cela permet un partage sur de nombreux plans (éco-construction, agriculture, techniques de soin). « C’est un agronome étranger qui m’a appris que je faisais de la permaculture ! À l’époque, je ne connaissais pas ce mot. », raconte Luis, toujours le sourire aux lèvres. Grâce à ces fructueuses relations nouées sur place, Luis a pu voyager et élargir sa connaissance du monde, sa vision de la réalité. Contrairement à la plupart des centres chamanique au Pérou, Kapitari n’est pas géré par les Occidentaux. Kapitari appartient aux Péruviens pour le bénéfice des Péruviens. Ici, on organise des réunions avec des représentants des communautés voisines pour parler des problèmes communs et pour mettre en place des plans d’entraide. Le but est d’aider activement les communautés par l’éducation. Luis Culquiton est donc un acteur du changement pour la population locale.

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« Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais. »
Cicéron